Le blog de Cg94 Majorité présidentielle

« Le Grand Paris (…..) c’est l’Etat qui donne l’impulsion nécessaire, mais n’impose pas d’en haut un projet qui ne peut réussir que si il est partagé par tous »

Nicolas Sarkozy le 29 avril 2009

Le Premier Ministre, François Fillon a décidé de consulter les départements sur le projet de loi concernant le Grand Paris, demandant au Conseils généraux de formuler un avis sur cette réforme.

Le groupe de la Majorité Présidentielle se félicite que le projet d’aménagement de l’agglomération parisienne, voulue par le chef de l’Etat, passe par une phase de concertation avant d’entamer sa mise en œuvre, aussi urgente et indispensable soit-elle.

Que l’initiative du Grand Paris ait été prise par le Président de la République, c’est le symptôme même du manque d’efficacité et d’ambition de la politique du Conseil régional auquel incombaient pourtant la responsabilité et la compétence de faire de cette région stratégique une agglomération digne des plus grandes métropoles mondiales : soucieuse de l’environnement, attractive, dynamique, génératrice d’emplois, accessible au plan des transports… Le potentiel de développement économique, humain, social de la région aurait dû se traduire par une croissance profitable à tous ses habitants. Mais dans les faits, les disparités et les inégalités n’ont fait que s’accroître.

C’est un échec de gouvernance

Si les causes de cette situation ne sont pas toutes imputables aux 2 mandats de la majorité socialiste en place,  sa totale incapacité à agir interroge et inquiète.

Aujourd’hui, considérant l’avenir de notre métropole comme un projet d’intérêt national, l’Etat, sous l’impulsion du Président de la République et du Gouvernement, veut s’impliquer davantage dans l’aménagement du territoire et la réalisation du Grand Paris.

Dès lors que le projet en question couvre un territoire aussi étendu que celui de l’Ile-de-France, projetant même la réflexion jusqu’au Havre, un pouvoir stratégique mais aussi d’arbitrage et d’intervention de l’Etat nous paraît nécessaire. C’est avec les collectivités territoriales, les habitants, les élus locaux, qu’il sera possible de conduire une mutation aussi fondamentale de notre territoire de façon équilibrée, concertée et profitable à tous.

Aujourd’hui il faut créer les instances de décision et de réalisation du Grand Paris.

Nous souhaitons voir s’établir entre l’Etat et les collectivités une méthode de travail par concertation, par contrat, permettant des engagements mutuels et une capacité de décision partagée sur les projets de réalisation des futures lignes de transport en commun, des futurs territoires de projets où l’économie sera complétée par l’habitat.

Nous profitons de la consultation du Premier ministre pour manifester notre exigence d’être étroitement associés à l’ensemble du projet. Ce partenariat peut également se concrétiser à travers les futurs contrats de développement territoriaux, qui ont pour but, au cas par cas, d’organiser les relations entre les collectivités et l’Etat, précisant les engagements, les droits et les devoirs de chacun.

Ce projet d’intérêt national ne peut être pleinement et efficacement mis en place qu’avec un établissement de gouvernance nouveau qui liera les stratégies en matière de transport d’aménagement et de développement impliquant certes un régime dérogatoire pour gagner du temps, tout en respectant les phases de concertation nécessaires avec les populations et les institutions concernées.

Le Grand Paris ne sera réussi que s’il est le résultat d’un partenariat entre l’Etat, les élus et les Franciliens.

Lun 12 oct 2009 Aucun commentaire