Partager l'article ! Politique clientéliste, acharnement anti-gouvernemental, trop c’est trop !: Le Conseil général, actuellement très agressif à l’égard de ...
Le Conseil général, actuellement très agressif à l’égard des réformes nationales, veut faire endosser la responsabilité de ses propres insuffisances au
gouvernement.
Sous prétexte d’un prétendu désengagement important de l’Etat, le Président Favier multiplie les suppressions d’aide et de financements divers aux collectivités et aux associations. La petite enfance, le logement et la jeunesse, pourtant sujets prioritaires, sont déjà touchés. S’il est indiscutable que la période actuelle et les réformes en cours doivent inciter les départements à une gestion rigoureuse des deniers publics, les mesures prises par le Val-de-Marne sont choquantes tant sur le fond que sur la forme, car en plus basés sur des critères discréminatoires.
Ainsi, le nouveau Plan crèches voté récemment prévoit la suppression, sur deux ans, de toute subvention de fonctionnement aux crèches municipales. Mais la progression de la suppression de ce dispositif, et les modalités de l’aide à l’investissement qui lui succède, sont conditionnées, pour chaque ville, au pourcentage de logements sociaux. Cette « critérisation » des populations et la ségrégation qu’elle engendre est tout à fait inacceptable.
Une modulation des interventions départementales en fonction du nombre de logements sociaux des villes (c’est à dire au profit de certaines villes et au détriment d’autres), est reprise également dans le nouveau Plan logement. Sanctionnant par une double peine les villes qui n’ont pas atteint 30% de logements sociaux au lieu de les aider (alors que la loi ne vise que 20% dans chaque ville), celui-ci va encore concentrer les zones d’habitat très social et pénaliser les villes qui cherchent à rattraper un retard, du à leur histoire, dans l’application de la loi SRU.
La suppression de l’aide au Bafa et au Bafd, pour une économie annuelle de 170 000€, qui est condamnée dans notre tribune précédente, est totalement ahurissante et symbolise bien la politique de la terre brûlée qu’applique aujourd’hui le Conseil général en dépit de tout bon sens.
Dans le même temps, les Val-de-Marnais subissent depuis des mois une campagne anti-gouvernementale structurée et coûteuse. Tous les moyens sont mis en oeuvre ; affiches, encarts publicitaires dans la presse, lettre T à tous les habitants, réunions multiples, pétitions, concert sous chapiteau, manifestation devant la préfecture et même devant Matignon… le montant de ces dépenses de propagande atteint plusieurs centaines de milliers d’euros.
Nous n’osons pas imaginer que le Conseil général ait supprimé, par exemple, son aide aux jeunes pour la formation Bafa, pour financer sa propagande contre le gouvernement.
Cette communication massive est d’autant plus pernicieuse qu’elle n’hésite pas à prendre en otage les services rendus à la population. Ainsi l’exécutif départemental veut faire croire aux associations que les subventions départementales sont probablement les dernières, que l’existence des crèches est menacée, que le MAC/VAL devra bientôt fermer, que la pratique sportive ne sera plus soutenue… ceci à cause des réformes gouvernementales concernant les collectivités locales, la taxe professionnelle ou encore le désengagement de l’Etat. Qui pourrait se laisser abuser par une telle démagogie, une telle désinformation ?
Les exemples sont nombreux et cette politique est dévastatrice pour les Val-de-marnais qui sont abusés, trompés et pour lesquels les services et les prestations diminuent.
Sur les dépenses que nous trouvons illégitimes, sur des dispositifs qui violent l’égalité de traitement entre les citoyens, le groupe de la Majorité présidentielle a décidé de saisir la justice pour que les intérêts des Val-de-marnais ne soit pas bafoués. Dans le même sens, nous venons de demander la création d’une commission chargée d’analyser objectivement la situation financière de notre département et de voir si le Val-de-Marne a besoin d’une intervention financière de l’Etat pour assurer la continuité du service public dans les compétences dont il a la charge.
Les élus de la Majorité présidentielle
Le 23 janvier prochain :
Commission permanente à 11h
Bruno
Tran
Président
1er Adjoint au Maire de Thiais
Conseiller général de Thiais
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