Est-ce au contribuable de financer les campagnes de propagande politique qui visent à critiquer l’action
gouvernementale ? Non,
et pourtant c’est ce qui se passe dans le Val-de-Marne quand le Président communiste organise une grande propagande contre les projets de réforme nationaux. Voici donc, entre autres, à quoi sert l’augmentation des impôts locaux sur les ménages décidés par le Conseil général : 6,75 % en 2009 et 4% en 2010.
Vous n’avez sans doute pas pu échapper au slogan « Services publics en danger. Le Val-de-Marne, on y tient ! », répété abondamment dans notre département par le Conseil général. Tous les moyens sont bons ; affiches, encarts publicitaires dans la presse, lettre T à tous les habitants, réunions multiples, pétitions, manifestation devant la préfecture… voici à quoi le Président Favier et ses élus communistes et socialistes passent leur temps actuellement. Quelques épisodes de cette mascarade méritent quand même d’être soulignés :
Le Président Favier a écrit au principal de chaque collège val-de-marnais pour demander l’autorisation d’utiliser les frontons de ces établissements scolaires pour sa campagne anti-gouvernementale… il fallait oser.
Le Président Favier a consacré l’essentiel de ses discours de vœux à la population et aux fonctionnaires départementaux (cérémonies de plusieurs dizaines de milliers d’euros), à la critique de la politique gouvernementale. Des pin’s étaient offerts et une pétition « contre les mesures gouvernementales était proposée. »
Les élus de la majorité de gauche invitent, pendant les heures de travail, les fonctionnaires territoriaux à une réunion contre les projets de réforme du gouvernement. C’est ahurissant !
Cette débauche d’énergie et de moyens, qui ne servira pas le contribuable, pourrait faire sourire tant elle est caricaturale de méthodes de propagande que l’on croyait disparues. Mais elle devient proprement scandaleuse à la lumière de deux choses :
Premièrement, c’est vous les val-de-marnais qui payez avec vos impôts, cette campagne de prise de position politique partisane. La demande du coût de cette opération, que notre groupe a faite dès le 18 novembre dernier à Christian Favier, est jusqu’ici restée sans réponse. Mais les centaines de milliers d’euros dont il s’agit auraient certainement trouvé meilleure utilisation dans le soutien scolaire, dans la réhabilitation de certains quartiers, dans l’insertion, dans le logement, dans la mise en place du RSA que dans le bourrage de crâne, la démagogie et le populisme.
Deuxièmement, le fond de cette campagne est complètement fallacieux et manipulateur.
D’abord ce titre aguicheur : « Le Val-de-Marne, on y tient ! ». Bien sûr que tout le monde y tient au Val-de-Marne et à l’identité départementale. Faire croire que les réformes qui sont actuellement en débat au Parlement le rayeraient de la carte est proprement immoral. Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises dans cette démagogie « jusqu’au boutiste » et mensongère. La manipulation dont est victime la population est incroyable. Nous entendons ci et là qu’après la réforme ; les crèches départementales devront fermer ou encore que les associations sportives, culturelles, humanitaires ne recevront plus de subventions. Quand le président Favier déclare, dans ses vœux : « je ne peux accepter ni les orientations des projets actuellement en discussion au parlement, projets qui constituent une véritable entreprise de démolition de la démocratie locale, ni les coupes sombres que le pouvoir opère sur nos finances pour nous contraindre à réduire nos actions. » , il invente une menace de toutes pièces et cherche à créer un sentiment de peur, d’insécurité sociale chez les habitants, pour se poser en défenseur de la veuve et de l’orphelin. Méthodes indignes de notre démocratie.
Il s’attaque en particulier pour cela à la réforme votée par le Parlement de la taxe professionnelle qu’il accuse d’entamer l’indépendance financière des collectivités locales. Il dit donc l’exact contraire de ce qu’il y a dans le projet de loi. Le Gouvernement garantit la pérennité des ressources des collectivités territoriales, c’est une disposition constitutionnelle qui ne peut, de toute façon, qu’être respectée. La réforme va permettre au contraire de dynamiser les ressources des collectivités, et donc des départements, en les liant à la progression de la Valeur ajoutée qui croît en fonction de la politique économique davantage que l’ancienne taxe. Par ailleurs, la loi de finance 2010 accentue les mesures de péréquation pour que les territoires les plus favorisés soient plus solidaires avec les moins favorisés, ce que la gauche, lorsqu’elle était au pouvoir n’avait pas eu le courage de faire. L’autonomie financière des collectivités locales sera renforcée mais il s’agit aussi d’alléger les charges des entreprises, qui seront moins taxées sur le travail et donc pourront davantage créer d’emplois. Mais elles seront taxées sur la valeur ajoutée pour continuer de contribuer économiquement au développement de leur territoire.
Christian Favier s’attaque aussi au projet du Grand Paris. Accusant le gouvernement de vouloir remplacer les élus par « des agences de l’Etat, animées par des technocrates ». Pourtant, le débat serein est possible puisque même de grands dirigeants très clairement identifiés à gauche y contribuent. Jacques Marsaud, ancien Directeur Général des Services de ce même Conseil général du Val-de-Marne, en est un symbole marquant quand il déclare récemment dans la presse à ce sujet : « est-il possible de concevoir et de mettre en œuvre les grands projets indispensables pour un développement équilibré et durable de la métropole sans une intervention forte de l'Etat ? Peut-on mener à bien un tel dossier sans quelques procédures adaptées, ne serait-ce que pour la maîtrise et la valorisation publiques du foncier ? La décentralisation n'appelle-t-elle pas un Etat fort, régulateur, qui, à partir d'une approche globale, garantit l'intérêt général et la solidarité nationale ? »
Qui peut penser un seul instant qu’un gouvernement, quel que soit d’ailleurs sa couleur politique, puisse œuvrer pour affaiblir les institutions de la République, pour diminuer la qualité et l’efficacité du service public ou pour « s’attaquer aux plus pauvres » comme on l’entend dans les accusations de la gauche départementale. Ces procès d’intention et ces propos indécents qui s’attaquent même à la probité et à l’honnêteté morale de la classe politique n’ont pas leur place dans le débat démocratique.
Nous déplorons donc fortement les postures actuelles de la majorité départementale de gauche qui a le toupet de se positionner ouvertement dans « la résistance » et dans « la riposte » alors que nous les voudrions dans la proposition et dans l’action. Nous déplorons la forme et les méthodes manipulatrices aux frais des contribuables. Nous déplorons aussi le fond, le conservatisme et ce refus systématique de réforme, cette opposition systématique et stérile, cette volonté farouche de ne pas faire évoluer nos institutions, notre organisation administrative, économique qui doivent pourtant s’adapter et se moderniser comme l’a souligné récemment le Président de la République : « c’est en réformant (notre) organisation territoriale que nous conforterons la décentralisation et les libertés locales. C’est en ne faisant rien que nous les affaiblirons ».
Pour le groupe,
Le Président Jacques J.P. MARTIN
Lundi 28
JUIN
11h00 commission permanente
15h00 séance plénière
Hotel du Département
21-29, av du Général de Gaulle
94011 Créteil cedex
tél : 01 43 99 70 95
fax : 01 43 99 70 98
groupe-majoritepresidentielle@cg94.f
Jacques JP.
Martin
Président
Maire de Nogent-sur Marne
Conseiller général du Canton de Nogent-sur-Marne
François
Duluc
Président délégué
Conseiller général de Maisons-Alfort sud
L'Actualité du Premier ministre
| Juillet 2010 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | |||||||
| 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | ||||
| 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | ||||
| 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | ||||
| 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | |||||
|
||||||||||