Vendredi 2 octobre 2009 5 02 /10 /Oct /2009 16:17

Jacques JP MARTIN* au nom du groupe Majorité présidentielle au Conseil général

avait raison lors du débat voulu par le Président communiste du Conseil général du Val de

Marne sur la Société du Grand Paris

 

 

 

Il n’était pas nécessaire de se précipiter pour dire NON au Gouvernement sous prétexte que l’avant projet de loi visant à créer la Société du Grand Paris était une vision jacobine de l’intervention de l’Etat dans les études et la création du futur réseau de transport francilien. Une telle opposition ne pouvait être que stérile.

Il est certain que la Gauche départemental est beaucoup trop habituée à dire NON et souvent de façon inappropriée et précipitée.

Lors du débat, le Président du groupe Majorité Présidentielle, Jacques JP Martin, avait déclaré qu’il était bon de débattre sur l’avant-projet de loi, mais qu’il n’était pas nécessaire de se prononcer par un vote de façon aussi péremptoire car il était manifestement appelé à évoluer.

C’est pourquoi, le groupe Majorité Présidentielle souhaitait avoir un comportement responsable et positif en analysant le projet de loi, mettant ainsi en évidence ses avantages et ses imperfections.

Jacques JP Martin proposait un certain nombre d’amendements au texte qui était soumis qui, à son avis, ne pouvaient que renforcer une approche partenariale entre l’Etat et les collectivités. Jacques JP Martin annonçait même à l’occasion de ce débat qu’une nouvelle mouture du projet était en élaboration et que le 1er Ministre souhaitait, quant à lui, que les collectivités soient beaucoup plus associées qu’elles ne l’avaient été lors de l’élaboration de cet avant projet.

Nous ne pouvons que nous féliciter de l’intervention récente de François Fillon, 1er Ministre, qui a entendu les messages des élus et pris connaissance du rapport de notre collègue, Gilles Carrez et ce à partir du projet élaboré par Christian Blanc, ce qui l’a conduit à un arbitrage qui ne peut que nous satisfaire. Cet arbitrage va dans le sens de nos souhaits et de nos attentes. Cependant, les élus devront rester vigilants en prenant toute leur part au débat parlementaire dans le cadre de Paris Métropole et des organisations d’élus.

Le curseur permet maintenant un nouvel équilibre entre l’Etat et les collectivités qui va permettre d’avancer notoirement dans la mise en œuvre de ce projet ambitieux dont la Région a réellement besoin. Tout cela dans un dialogue constructif entre l’Etat et les collectivités locales.

Cependant, il faudra, en associant les collectivités (région départements, maires, présidents d’intercommunalités) au sein de l’organe de gestion de la Société du Grand Paris, tenir compte de deux points importants à nos yeux :

  1. Aux abords des gares, la nécessité de développer des projets d’aménagement co-élaborés entre la collectivité et la Société du Grand Paris sur la base d’un contrat de développement territorial validé par délibération des conseils municipaux
  2. La préparation de l’avenir de notre métropole en réalisant une double rocade comme celle présentée par le Secrétaire d’Etat Christian Blanc qui n’exempte pas de tenir compte des préoccupations immédiates des usagers des transports publics et des élus. L’amélioration du réseau existant est à nos yeux la priorité des priorités.

 

 

Le projet de Grand Paris ne pourra être réalisé que par un travail conjoint de l’Etat et des collectivités  mais aussi en retenant deux phases majeures qui ne pourront être déterminées que par un partenariat entre la Région, le STIF et l’Etat, la première étant la mise en œuvre du plan de mobilisation des transports par la Région et les départements et la création de la double rocade reliant des territoires de projet proposée par Christian Blanc.

Nous tenons à rappeler que les investissements relatifs à ces programmes, qui atteignent aujourd’hui près de 25 milliards d’euros, nous imposent de mesurer l’augmentation des coûts de fonctionnement associés au développement et à l’amélioration des réseaux de transport. Ces coûts pourront s’élever dans les mêmes périodes à près du double de celui des investissements.

Le rapport de Gilles Carrez propose des pistes de recettes qu’il sera nécessaire de préciser.

Nous sommes plus que jamais confiants de l’évolution d’un tel projet qui sera déterminant pour la métropole francilienne et nous restons mobilisés pour suivre son évolution.

 

 

 

 

*Vice-président de l’AMIF et Président de l’UCGF

Par Majpré - Publié dans : Le Grand Paris
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