Partager l'article ! UNE SEANCE AU CONSEIL GENERAL: Auparavant notre Conseil Général se réunissait tous les mois. Dorénavant dans un souci, personne n’en ...
Auparavant notre Conseil Général se réunissait tous les mois. Dorénavant dans un souci,
personne n’en doute pas, de plus grande efficacité, le rythme s’est accéléré, nous passons à une fois par trimestre. L’autre problème est que l’intérêt des dossiers a évolué dans le même sens.
Ainsi nous aboutissons aujourd’hui à un sommet, au point culminant de notre inaction.
C’est plus qu’inquiétant, c’est inadmissible !
En particulier à un moment où le monde entier est bouleversé par cet ouragan financier qui peut le faire s’écrouler, ne serait-il pas temps de méditer et anticiper les drames à venir, à notre niveau, celui du département.
Il y a quelques jours, les présidents et chefs du gouvernement des principaux pays de l’Europe se sont réunis sans arriver à prendre de grandes décisions. Ils se sont retrouvés dix jours plus tard, cette fois-ci pour avancer ensemble. Le 13/10/08, jour de la séance plénière de notre Conseil Général, à Londres, Berlin, Madrid, Rome et Paris ont eu lieu au même moment, à 14 heures des Conseils des Ministres Extraordinaires dans chacun de ces pays pour trouver les réponses à ce typhon qui n’a fait que nous frôler.
Et nous, que faisions-nous ?
Le même jour donc, à 15 heures s’ouvrait la séance trimestrielle du Conseil Général où, pendant une heure et demi, on se contenta de discourir sur la Charte de la Participation résumée par François Duluc en trois mots qui en font un : « bla-bla-bla». Vous l’aurez compris, c’est la déclinaison de la Démocratie Participative chère à Ségolène Royal.
Ensuite on parla restauration scolaire, réhabilitation de la route départementale 3 au profit des vélos, on vit disparaître Rungis de la gouvernance du pôle d’Orly. Puis on aborda les Droits Sociaux, Solidarité et Santé, avec deux dossiers.
Le premier constatait que le SMIC augmente de 4,4%, que l’évolution du coût de la vie est de 3% et le Conseil Général, dont la majorité de gauche est dominée par les communistes, propose pour l’ensemble des salaires une augmentation de 2,45% !!! Nous entérinons donc une perte de 0,55% sur les salaires. La paupérisation existe donc, puisque les communistes la créent ! Cette décision est historique et tristement matérialiste, en fait totalement incroyable, surtout de la part de ceux qui se plaignent tant de la perte du pouvoir d’achat !
Dans le deuxième rapport de quoi s’agissait-il ? De remplacer un mot par un autre, un singulier par un pluriel, un exercice d’orthophoniste pour hémiplégique. Mais voilà, la droite n’est pas encore lobotomisée.
Le budget du Conseil Général avoisine les deux milliards d’euros, nous dépensons pour les affaires sociales 65% des dépenses de fonctionnement et pour leur répartition on nous propose la dictée de Bernard Pivot ! Au plan des investissements, sans compter l’impact au niveau des services généraux, nous utilisons 7% des dépenses et on nous demande de méditer sur l’art du point-virgule !
Pourtant, de dossiers sérieux dans le médico-social nous n’en manquons pas :
- l’allocation personnalisée d’autonomie insuffisante pour nos personnes âgées,
- le RMI qui va bientôt atteindre les 200 millions d’euros, et dont le taux de réinsertion est inacceptable, pas pour nous, pour eux
- les Associations de Prévention dont les besoins explosent et qui mériteraient, plus que les millions qu’elles engloutissent, une aide et un suivi rapproché
- l’accessibilité des établissements recevant du public, aux personnes handicapées. N’en déplaise à M. Fournier, malgré l’adoption d’une charte, le grand escalier, entre autre, n’est toujours pas accessible
- les crèches, insuffisantes en nombre et dont la vétusté est parfois avérée.
Vous le constatez nous pourrions débattre de sujets majeurs. Malheureusement, le 13 octobre, en séance, la moitié des sujets de notre commission concerne la sémantique, même si nous ne sommes pas à la Sorbonne !
Le pire c’est que nous traversons la plus grave crise financière de l’histoire du monde, et nous sommes convoqués pour remplacer « subvention » par « participation ». Nous connaissons un véritable séisme économique, avec des petits épargnants qui ont perdu la moitié de leurs économies, d’autres qui ne pourront plus bénéficier du crédit tant attendu, des chefs de très petites entreprises, des artisans, qui devant l’arrêt des contrats, déposent leur bilan et qui n’auront même pas le droit au chômage, et le Président communiste ne lance aucune réflexion sur cette nouvelle situation sociale qui risque d’être catastrophique.
Certains évoqueraient l’orchestre du « Titanic » continuant de jouer pendant que le bateau coulait, moi je dirais que ce rapport me fait penser à Sartre qui, avec son Castor, posait la question fondamentale : « Ce soir le Flore ou les Deux Magots ? », pendant que l’Europe était à feu et à sang.
Il ne faut pas s’étonner que certains remettent en question le Conseil Général.
Mais pourquoi fourbir les armes de ceux qui vont nous détruire ?
A moins peut-être que notre Conseil ne soit devenu surréaliste ?
La définition que donnait André Breton du surréalisme dans son Premier Manifeste était : « Dictée de la pensée en l’absence de tout contrôle exercé par la raison »
Le 23 janvier prochain :
Commission permanente à 11h
Bruno
Tran
Président
1er Adjoint au Maire de Thiais
Conseiller général de Thiais
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