Lundi 27 octobre 2008 1 27 /10 /Oct /2008 14:30

LES DATES CLES : 4 octobre : sommet du G4 réunissant les membres européens du G8. 12 octobre : réunion de l’Eurogroupe à Paris réunissant les pays européens de la zone euro, ainsi que les présidents de la Commission et de la BCE. 15-16 octobre : Conseil européen à Bruxelles. 15 novembre : sommet international à Washington.

 

L’ESSENTIEL

Depuis quelques semaines, l’Europe affronte une des crises financières les plus graves de son histoire. Une action déterminée était nécessaire.

Sous l’impulsion de Nicolas SARKOZY, la Présidence Française de l’Union européenne a cherché à atteindre un seul et même objectif : répondre globalement et massivement à la crise financière.

 

Les résultats sont là :

Les 27 pays européens ont adopté à l’unanimité un plan d’action de grande ampleur.

L’Europe est à la manoeuvre pour refonder le capitalisme mondial et a convaincu ses partenaires. Un sommet international se tiendra le 15 novembre à Washington.

Sous l’impulsion de la Présidence Française, l’Europe change. Face à la crise financière, elle s’est montrée présente, unie et concrète.

 

 

POURQUOI AUTANT DE REUNIONS ?

Sous l’impulsion de Nicolas SARKOZY, la Présidence Française de l’Union européenne a cherché, au cours des différentes réunions, à atteindre un seul et même objectif : apporter une réponse commune et massive à la crise financière.

Cette réponse n’a pas été facile à obtenir. Il a fallu tout le volontarisme et le pragmatisme de Nicolas SARKOZY pour que la coordination européenne devienne une réalité :

 

La réunion du G4 qui a permis de mettre d’accord l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni et la France ;

 

La réunion historique des chefs d’Etat et de gouvernements de la zone euro, grande première depuis la création de la monnaie unique, qui a posé les principes d’une action commune et simultanée des 15 membres de la zone euro ;

 

Le Conseil européen où les 27 ont à leur tour adopté à l’unanimité un plan d’action pour

assurer la stabilité de leur système financier.

 

 

A QUOI SE SONT ENGAGES LES 27 PAYS DE L’UNION EUROPEENNE ?

Tout d’abord à assurer la continuité du système bancaire pour protéger les épargnants et assurer le financement de l’économie. Les 27 se sont unanimement engagés lors du Conseil européen sur des mesures fortes dont les principes avaient été définis lors de la réunion de l’Eurogroupe :

 

Faciliter le financement des banques en apportant la garantie des Etats sur les emprunts ;

 

Apporter aux banques des ressources en capital pour qu’elles continuent à financer

correctement l’économie ;

 

Injecter directement des capitaux dans les banques en difficulté afin d’éviter toute faillite.

 

Chaque pays européen a décliné ce plan en fonction de sa propre situation économique. C’est exactement ce qu’a fait la France avec le plan de 360 Mds d’euros de garantie accordée par l’Etat. C’est qu’a fait par exemple aussi l’Allemagne (480 Mds).

 

Parce que les normes comptables pénalisaient les banques européennes, le Conseil européen s’est engagé à assouplir la règle de la valeur de marché, en particulier en cas d’illiquidité des actifs. Et ce, dès les résultats du troisième trimestre 2008.


Enfin, les 27 se sont accordés à revoir de fond en comble le système de rémunération des dirigeants qui favorisait la prise de risques aveugles. Les dirigeants et les administrateurs devront désormais assumer pleinement leurs responsabilités.

 

 

 

 

QUE FONT LES 27 POUR EVITER QU’UNE TELLE CRISE NE SE REPRODUISE ?

Parce que cette crise a montré le besoin d’unité et d’une plus grande coordination entre les différents pays européens, une cellule de gestion de crise va être créée. Cette structure souple qui ne se substituera pas aux institutions existantes favorisera l’échange d’informations entre les États, fournira un conseil en cas de besoin, et surtout coordonnera les actions.

 

Cette crise, elle est aussi le fruit d’un manque de contrôle du système financier. C’est pourquoi, les 27 ont décidé de renforcer leur système de supervision avec comme priorité notamment un meilleur encadrement des agences de notation et le développement de règles partagées pour mieux protéger les épargnants.

Dès son discours de Toulon, Nicolas SARKOZY l’avait annoncé : il faudra tirer toutes les conséquences de cette crise. Cette idée forte de la Présidence Française de l’Union européenne, il fallait la faire accepter par tous. Nicolas SARKOZY n’a pas ménagé ses efforts pour organiser un sommet international afin de refonder un nouveau capitalisme d’entrepreneurs. Lors du Conseil Européen, l’Europe a fait sienne cette idée et à l’unanimité. C’est donc au nom de l’Europe que Nicolas SARKOZY et José Manuel BARROSO ont convaincu George BUSH de la nécessité d’un tel sommet. Résultat : ce sommet se tiendra à Washington le 15 novembre sur la base d’un G8 élargi aux grandes puissances émergentes.

 

 

ET POUR L’ECONOMIE REELLE ?

L’Europe pourra sortir de la crise financière par l'unité, mais il faudra appliquer les mêmes règles pour la crise économique. Lors du Conseil européen, les 27 se sont montrés déterminés à prendre des mesures nécessaires pour soutenir la croissance et l’emploi et ont demandé à la Commission européenne de faire des propositions d’ici le prochain Conseil des 11 et 12 décembre avec un objectif : préserver la compétitivité de l’industrie européenne.

 

 

CETTE CRISE C’EST LA REVELATION DE L’EUROPE ?

Après la crise géorgienne, la crise financière a été un révélateur de l’Europe. L’action de Nicolas SARKOZY a remis l’Europe au centre du jeu, une Europe politique et une Europe qui montre qu’elle est la première puissance économique du monde.

 

Une Europe politique, parce qu’elle est capable d’obtenir la paix entre la Russie et la Géorgie, et parce que c’est elle à présent qui porte la voix de la refonte du capitalisme.

 

Une puissance économique, parce que c’est elle qui a montré la voie aux Américains avec

son plan contre la crise financière.

 

Nicolas SARKOZY avait posé le bon diagnostic : l’Europe était trop éloignée dès Européens parce qu’elle n’était pas assez politique, qu’elle ne débattait pas, qu’elle ne décidait pas, qu’elle n’agissait plus. Or, la crise financière a révélé une Europe présente, unie et concrète. Avec la Présidence Française de l’UE, une présidence déterminée et volontariste, on a vu que quand l’Europe a un patron, quand elle prend des décisions politiques, elle répond présent.

 

La crise rebat les cartes, de nouveaux équilibres se font jour. Sous l’impulsion de la Présidence Française de l’Union européenne, l’Europe a changé.

 

 

Luc CHATEL

 

Verbatim

Nicolas SARKOZY:

« Moi, je crois, comme toujours, que d’une crise, on peut en faire une opportunité. Cette crise donne cette opportunité, peut-être, de réconcilier les Européens avec l’Europe. Moi, je suis prêt à prendre un pari, c’est que de la crise, l’image de l’Europe peut sortir renforcée ».

 

Par Majpré - Publié dans : Clés Actu
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